jeudi 20 décembre 2012

Tombe la pluie

Espérons que le père Noël n'oublie pas son ciré Cotten pour faire sa tournée, sinon il risque de rentrer rincer à la maison.
Il pleut le matin, l'apres midi, ma nuit je vous raconte pas ....
Bref çà monte, la rivière atteint son seuil de 2 m à Ty Nadan on se rapproche des zones à risques pour les Quimperlois.
C'est pas forcément une super nouvelle pour la fraie du saumon, d'une part aucune observation n'est possible avec cette eau chargée , et de 2, les sédiments entrainés par cette pluie qui tombe sur les champs à nus ne sont pas forcément propices aux frayères.


çà déborde, l'Inam n'a pas commencé sa décrue encore, çà monte toujours à Loge Coucou.
On risque d'atteindre le pic de crue à la marée haute dans la nuit, les prévisionnistes Quimperlois sont un peu optimistes sur le coup , à la marée basse l'eau arrivait déjà sur les barrières anti crues, les rivières étant encore en phase de montée, à la marée haute on risque d'avoir quelques débordements.

Pour ceux que çà intéresse, le rapport officiel suite aux crues phénoménales de l'hiver 2000 en Bretagne :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/014000571/0000.pdf

Quelques extraits :

Une question récurrente est celle de la place prise dans l'agriculture bretonne par le
maïs qui est la principale culture à risque pour l'eau.

Trois facteurs d'aggravation des dégâts lui sont imputés :
· la diminution des prairies au profit des grandes cultures, notamment celle
du maïs qui laisse le sol nu en hiver.
· le drainage des terres agricoles, en particulier des fonds de vallée ;
· l'arrachage des haies et l'arasement des talus, le plus souvent assimilés
au remembrement.
·  les surfaces cultivées en maïs ont très fortement augmenté, passant de
90.000 ha en 1970 à 487.000 ha en 1993, pour diminuer un peu par la suite
(428.000 ha en 1999).


Depuis, quelles mesures ont été prises  ?, les barrières anti crues en ville, qui sont efficaces.
quelques enrochements enlevés , un clapet mobile .
Mais les problèmes de fond n'ont pas été abordés, Les pratiques agricoles évoluent peu ou pas , la couverture hivernale des champs n'est pas respectée, les talus disparaissent toujours.
Bizarrement, la seule mesure qui n'était pas évoquée dans cette étude, est celle qui semble avoir le plus séduit les élus, de nouvelles retenues pour ralentir la montée des eaux et pourtant ce rapport précisait bien que :


S'agissant de nouveaux ouvrages, la mission reste réservée compte des coûts
financiers et environnementaux d'une efficacité souvent réduite d'une part, du
nécessaire respect de l'horloge des crues sur les grands bassins d'autre part.

Bref, le problème de fond reste entier pour encore des années.


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